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Survey of Canadians views (Direct Marketing) – COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les Canadiens s’inquiètent d’un « Big Brother » dans le secteur privé et préfèrent qu’on ne présume pas de leur consentement au partage des renseignements personnels

Ottawa — Les résultats d’un sondage national rendu public aujourd’hui montrent que les Canadiens désapprouvent les pratiques d’affaires généralisées qui conduisent les entreprises à utiliser et à partager des informations à leur sujet sans qu’ils soient au courant ou sans leur consentement. Dans un sondage financé par Industrie Canada et réalisé par Recherches EKOS pour le compte du Centre pour la défense de l’intérêt public (CDIP), les entreprises ne peuvent présumer du consentement des consommateurs au développement d’outils de marketing fondés sur un profil personnalisé de préférences en matière de consommation : bien que plusieurs ne s’en inquiètent pas, 41 % des Canadiens ne veulent pas que les entreprises conservent dans leur dossier la liste de toutes les transactions qu’ils ont effectuées avec elles ; même en tenant compte de l’existence de cette pratique, 82 % des Canadiens veulent que les entreprises obtiennent leur permission avant de développer de tels outils.

« Si les entreprises ne demandes pas le consentement avant d’établir des profils des consommateurs pour fins de marketing, elles prennent une approche à la « Big Brother » que les consommateurs n’apprécient pas, » a déclaré Jean Sébastien, représentant d’Action Réseau Consommateur et de la Fédération des ACEF du Québec.

La grande majorité des Canadiens veulent que les entreprises développent une approche où le consentement est demandé clairement, plutôt que des approches dites d’option négative, approches qui présument du consentement, notamment, pour le cas du commerce électronique, les cases pré-cochées. En demandant clairement et explicitement le consentement au consommateur, rien n’est présumé. Néanmoins, la plupart des entreprises utilisent l’option négative. Plus des deux tiers des Canadiens considèrent cette approche inacceptable à moins qu’elle soit portée à l’attention des consommateurs, qu’elle soit clairement formulée, qu’elle offre suffisamment de détails et qu’il soit facile d’indiquer ses préférences. « Il est rare que toutes ces conditions soient rencontrées, » a déclaré Philippa Lawson, avocate pour le CDIP.

De façon plus marquée, les consommateurs s’inquiétaient que l’on présume de leur consentement dans le cas d’échange de données entre compagnies affiliées. Quant au cas d’échange d’informations entre entreprises non-affiliées, l’inquiétude des consommateurs atteignait un sommet.

« Les Canadiens affirment sans détour qu’ils n’apprécient pas les pratiques d’affaires courantes, » a ajouté Mme Lawson. « Ils ne veulent pas que les entreprises présument de leurs préférence en matière de protection des renseignements personnels, même s’il y avait des coûts additionnels pour que les compagnies recueillent un consentement explicite. »

Le sondage démontrait aussi que les Canadiens sont irrités par la quantité de courrier non sollicité et d’appels de télémarketing qu’ils reçoivent. 74 % ont exprimé une inquiétude en ce qui a trait au courrier publicitaire personnalisé et 61 % demandent que cessent tous les appels de télémarketing qu’ils reçoivent à la maison même si cela voulait dire qu’ils perdraient de bonnes opportunités d’achats.

Malgré le fait que la loi fédérale impose aux entreprises d’obtenir le consentement avant de colliger, d’utiliser ou de partager des renseignements personnels dans leurs activités commerciales, la loi reste imprécise à définir comment les entreprises doivent obtenir le consentement. De plus, il n’existe pas de mécanisme facile pour les consommateurs pour stopper l’inondation de marketing direct. À ceci, s’ajoute le fait qu’il est difficile pour les consommateurs de savoir ce que les entreprises font avec les renseignements personnels : la plupart des gens ne savent pas à quel point il y a collecte, utilisation et partage d’informations par les entreprises avec lesquelles ils font affaires.

« Il est clair que les consommateurs ne peuvent consentir à des pratiques qu’ils ne connaissent pas, » a affirmé Mme Lawson. « L’option négative ne constitue pas un réel consentement dans ces circonstances. Les entreprises doivent expliquer ce qu’elles feront de l’information et obtenir le consentement explicite du consommateur avant d’utiliser l’information personnelle qu’elles possèdent à d’autres fins que de faire parvenir un produit ou de fournir un service ».

Le sondage réalisé à la fin de juin et au début de juillet avec un échantillon de plus de 1000 personnes, visait à connaître l’opinion des Canadiens sur l’approche que les entreprises devraient retenir pour obtenir leur consentement quant à l’utilisation de renseignements personnels. Les enjeux ont été discutés plus à fond avec quatre focus groupes. Les résultats du sondage sont considérés précis avec une marge d’erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.

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POUR PLUS D’INFORMATIONS, CONTACTEZ :

À Ottawa:

Philippa Lawson, CDIP : tél. : 613-562-4002, ext. 24

À Montréal:

Nathalie St-Pierre, Action Réseau Consommateur et Fédération des Associations coopératives d’économie familiale : tél. : 514-521-6820

À Toronto:

Jim Savary, Association des consommateurs du Canada : tél. : 416-736-2100, ext 88150

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